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Hbsc Xris Blog - A la poursuite du réel, historique et scientifique, parce que 1984, nous y sommes presque.

Archéologie, Histoire de l'agriculture, de l'élevage, de l'alimentation, des paysages, de la nature. Sols, faunes et flores. Les sciences de la nature contre les pseudos-sciences, contre l'ignorance, contre les croyances, contre les prêcheurs de l’apocalypse.

Covid 19 : "ON" nous a "dit masquer tout le monde ne sert à rien"

Masque de médecin du temps de la peste avec un long bec contenant des tissus imprégnés de liquides ou huiles à base de mélanges variables de plantes et minéraux

Masque de médecin du temps de la peste avec un long bec contenant des tissus imprégnés de liquides ou huiles à base de mélanges variables de plantes et minéraux

Pour plagier le début de mon article précédent : Rappel

« Les coronavirus, ce n’est pas vraiment mon sujet et disons le tout court je ne suis absolument pas médecin. 

Ma seule toute petite compétence provient de mon passé professionnel que pour l’instant j’ai choisi de ne jamais évoquer. Cela étant, sans le nommer, une petite fraction de mon métier passé consistait, au sein d’équipes, à réfléchir à d’éventuelles catastrophes de quelque nature que ce soit, à proposer des mesures à prendre en telle ou telle circonstances et à les mettre en oeuvre le cas échéant. Raison pour laquelle j’ai plus qu’une petite expérience dans une grande partie des événements de nature à déclencher un plan Orsec. Et comme toutes les petites mains, j’ai fait pas mal de stages de formation souvent bien intéressants, stages dont bizarrement s’exemptent le plus souvent les hauts décideurs tant ils sont convaincus d’avoir la science infuse dans tous les domaines. »

 

 

Un petit mot du masque aujourd’hui, parce que c’est un sujet qui me reste particulièrement en travers de la gorge, passé oblige.

Il en existe différentes qualités, il y tout ce qui faut sur Internet pour y voir clair. J’ai eu un petit topo de formation autrefois là dessus. Faisons simple, restons sur les FFP2 et les masques dits chirurgicaux.

Bien sûr les FFP2 étaient et sont le top, ils devaient coûter moins d’1 euro pièce avant le Covid 19. 

Les masques chirurgicaux ne coûtent pas grand chose, enfin ne coûtaient pas grand chose avant le Covid 19, sans doute moins de 10 centimes. C’est le type de masques jetables que portent souvent les asiatiques en temps normal et qu’ils portent tous en ce moment. 

« ON » nous a doctement expliqué qu’il était inutile d’en porter car ils ne servaient à rien sauf pour les malades dûment dépistés au Covid de sorte à ce qu’ils ne contaminent pas les autres. Soit, admettons ?

Mais plus le temps passe, plus on apprend qu’entre 50 à 70% des contaminés transporteurs du Covid, seraient peu ou pas malades et particulièrement non identifiés dans un pays comme la France où les tests sont rares et réservés aux personnes bien malades ou aux hommes et femmes politiques, même peu malades. 

Donc il y a une masse de gens qui, tous les jours pour certains qui travaillent tout de même, certains jours pour ceux qui ne sortent que pour faire leurs courses ou leur sport, répandent allègrement le virus puisqu « ON » nous a bien expliqué qu’en cas de contamination, il fallait être masqué pour ne pas répandre le virus.

 

« ON », après nous avoir expliqué que ne servaient à rien les masques chirurgicaux, nous a expliqué que ne servaient à rien non plus les masques faits main en tissus doublés et molletonnés, lavables à 90°, pourtant concoctés par des services hospitaliers qui par les temps qui courent méritent plus que notre respect et notre admiration. Mais "ON" a visiblement un grand mépris pour les initiatives des services hospitaliers.

Je me hasarderais donc de demander à « ON » s’ils sont donc cons à ce point là les Asiatiques pour tous porter des masques chirurgicaux de la Chine au Japon, de Taïwan à Singapour en passant par Hong Kong ? 

Et quand « ON » a distribué et distribue encore des masques chirurgicaux aux médecins de ville ainsi qu’aux infirmiers à domicile pour l’exercice de leur fonction, c’était et c’est juste pour qu’ils « ferment un peu leur gueule » ?

Et quand « ON » donne et continue à donner des masques chirurgicaux aux pharmaciens, aux dentistes et aux kinésithérapeutes, c’est juste pour la déco ?

 

Enfin, « ON » ce sont tous les experts mandatés par le gouvernement français qui nous servent la « soupe officielle » Big Brother sur les télécrans actuellement allumés non stop chez bien des familles. 

 

La véritable histoire des masques, chirurgicaux ou des masques FFP2, c’est qu’en France et globalement en Europe nous n’en avions quasiment plus en stocks lorsque l’épidémie s’installe chez nous fin février. 

Pourquoi n’avions nous plus de stocks ?  

 

Dans les années 2000 après le SARS de 2003, je pense, des stocks de masques et des doctrines de préparation à une épidémie furent mis en place. 

Cela ne commença donc pas tout à fait avec Roselyne Bachelot, mais en 2009, débute l’épidémie de H1N1 et Roselyne Bachelot est alors ministre de la Santé. 

L’épidémie ne se propage que très lentement et Roselyne Bachelot la prend très au sérieux et fait des stocks de tout. 

J’ai vu des chiffres d’un milliard de masques chirurgicaux et de 700 millions de FFP2, et je dois dire que cela me parait plausible. Je me souviens d’avoir scrupuleusement appris à mettre un masque avec une hygiène rigoureuse. Il n’y a aucun bon masque sans hygiène rigoureuse et pose impeccable. Et ensuite un masque ne se touche plus tant qu’on le porte.

Cela fait d’ailleurs partie des argumentaires de « ON » : pas la peine que les français mettent tous des masques, ils ne sauraient pas le faire correctement et ce serait un facteur de contamination supplémentaire. 

Visiblement pour « ON » les français sont une indescriptible masse de crétins incapable de tout apprentissage.

 

La suite ressemble à la chanson de Jacques Brel « Zangra » sauf que contrairement à Zangra, Roselyne Bachelot avait bien d’autres choses à faire qu’attendre une épidémie, et elle n’allait sans doute pas trainer son spleen en ville. L’année 2009 et 2010 se sont passés, et au final un peu comme l’ennemi n’est pas arrivé à Belonzio, l’épidémie n’a pas frappé la France et le général Bachelot, après avoir été auditionné comme une malfaitrice, est partie exercer sous d’autres cieux.

 

Les stocks constitués du temps de Roselyne Bachelot furent largement jetés au début des années 2010, je n’ai plus la date précise, 2012 ? 2013 ? 2014 ?

Ils ne furent sans doute pas jetés partout puisqu’ici et là, depuis le début de l’épidémie, on fait des trouvailles de vieux masques oubliés dans des greniers ou des lieux de stockage divers. 

Dans les administrations parisiennes, ils furent souvent fichus à la benne, faute de place. Les administrations parisiennes souffrent d’un chronique manque de place pour leurs employés ou leurs matériels, au point qu’il y a même des gens qui travaillent dans des sous sols. J’ai moi-même travaillé un an dans un sous sol et pourtant je n’étais pas égoutier. 

 

Le motif pour virer les masques était qu’ils étaient périmés. 

C’est marrant un bout de toile qui se périme comme du pâté frais ! Je n’ai pas souvenir qu’on les ait testé ou je n’en ai pas eu connaissance. Quelle est la réelle validité de ces dates ? Et si vraiment leur efficacité décline très légèrement, n’aurait-on pas pu au moins garder les FFP2 en les déclassant au niveau masques chirurgicaux ? 

A priori les masques se conservent très bien pourvu qu’on les conserve en lieu sec et frais. 

Ces masques jetés, j’en ai sauvé de la benne autrefois, des bons FFP2 dans leurs sachets scellés, et les derniers me servaient encore à bricoler ou débroussailler dans des endroits poussiéreux, et même les élastiques dont on disait qu’ils ne tiendraient pas font bien 2 à 3 jours. 

Je parle au passé, car quand l’épidémie a commencé, nous avons offert ceux qui nous restaient aux médecins locaux qui nous auraient embrassés si cela se faisait encore. Eux même n’avaient reçu qu’un petit stock de masques chirurgicaux, encore une fois, ces fameux masques dont « ON » nous explique qu’ils ne servent à rien. 

Les médecins nous ont d’ailleurs indiqué continuer à utiliser au quotidien les fameux masques chirurgicaux si inutiles pour se protéger et protéger leurs patients au cas où ils seraient déjà contaminés, mais le retirer et s’équiper soigneusement d’un de nos FFP2 lorsqu’ils ont un patient hautement suspect. 

Et tandis qu « ON » nous annonce triomphalement que les masques FFP2 périmés depuis moins de 6 mois, sont désormais considérés comme valides, les précieux FFP2 que nous avons offerts et ont été si chaleureusement accueillis avaient passé de 8 ou 9 ans leur péremption, les dates sont imprimées dessus. 

Comme quoi dans un monde de grande pénurie, ce qui a une grande valeur est relatif.

Les masques jetés autrefois ne furent pas rachetés à l’époque, il n’y avait pas de crédits et la prudence de Roselyne Bachelot avait été jugée par certains, excessive.

 

Aujourd’hui, comme à Belonzio, l’ennemi est là, mais ceux qui font la guerre vont sans armures et avec de faibles armes. 

Et encore, quelques soient les armes (médicamenteuses), la France ayant fait le choix de ne dépister que les malades en piteux état (sauf personnalités rappelons le…), et de ne traiter que lorsque cela devient grave (sauf personnalités rappelons le également…), et bien tant que cela n’a pas l’air trop grave, pour le commun des mortels pouvant être atteint, c’est doliprane, c’est à dire de quoi faire baisser la fièvre ou les douleurs, mais peanuts pour combattre l’infection virale. 

 

Quand aux véritables armes médicamenteuses contre le Covid 19, les anti-viraux ou antibiotiques ou je ne sais quoi, quels qu’ils soient, ne sont, de facto, administrés aux patients qu’à un stade tardif (sauf si vous êtes une personnalité bien entendu auquel cas vous aurez tout ce que vous voudrez séance tenante). 

 

Or s’il y a un point où tout le monde médical semble à peu près d’accord, c’est qu’en raison de la baisse de la charge virale observée dans les stades graves, les anti-viraux administrés à ce stade ne servent plus à grand chose.

 

Mais ne nous inquiétons pas « ON » veille……… et sait ce qui est bon pour les cons que nous sommes et qui ne pouvons compter que sur nos défenses immunitaires. 

Celles là, on a pas encore pu nous les piquer par décret.

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