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Hbsc Xris Blog - A la poursuite du réel, historique et scientifique, parce que 1984, nous y sommes presque.

Archéologie, Histoire de l'agriculture, de l'élevage, de l'alimentation, des paysages, de la nature. Sols, faunes et flores. Les sciences de la nature contre les pseudos-sciences, contre l'ignorance, contre les croyances, contre les prêcheurs de l’apocalypse.

Un livre qui est à l'histoire ce que le fast food est à la gastronomie : Jared Diamond "De l'inégalité entre les sociétés"

L'article ci dessous est le copié-collé de mon commentaire Amazon de 2015 relatif au livre de Jared Diamond "De l'inégalité entre les sociétés", dont j'ai pu constater avec désolation qu'il revient à la mode. 

 

En règle générale, je ne lis guère de livres «d’opinion» sur l’histoire, parce qu'en règle générale de tels livres sont d'abord des ouvrages de manipulation mentale.

Ma préférence va aux études simplement factuelles, aussi argumentées scientifiquement que possibles et dépourvues de jugements, le tri n’étant pas toujours facile…

 

J’ai fini par lire un livre de Jared Diamond à force d’entendre d’un côté les politiques ou les célébrités de tout bord s’en réclamer et de l’autre universitaires, anthropologistes et chercheurs sérieux émettre au mieux des réserves polies (remettre en cause Diamond, c’est prendre des risques en matière de carrière et de crédits…), mais plus souvent faire des critiques acerbes.

J’ai d’ailleurs appris que ce livre de Jared Diamond était assez couramment étudié en fac d’histoire, non pour ses qualités historiques mais pour forger l’esprit critique des étudiants, en traquant les multiples erreurs historiques de l’auteur.

 

Passionnée d’histoire et d'archéologie, notamment d’histoire des techniques agricoles, d'histoire de l'élevage, d'histoire des paysages, ainsi que de botanique, «De l’inégalité parmi les sociétés» m’a paru un sujet intéressant.

Quel choc... quel malaise... quelle inquiétude également quand on pense à la notoriété de cet auteur et à son prix Pullitzer… Décidément, les grandes entreprises de manipulation des masses n’appartiennent pas au passé.

 

Ce livre doit se lire en deux temps, une première fois, pour comprendre que l’on puisse être ébloui par le style, mais aussi bluffé par le contenu riche et livré en « fatras » susceptible d’impressionner notamment si on est pas ou peu historien.

Indéniablement un fatras comme un hamburger dont la viande est un réassemblage de toutes sortes de morceau bons ou moins bons mixés ensemble. L’ouvrage est ensuite à reprendre à tête reposée, carnet en main, vérifiant scrupuleusement dans des publications solides et des recherches universitaires, tout ce qui, de mémoire, semble farfelu ou totalement erroné et prenant des notes au fur et à mesure.

Au final, on ne peut être qu’effondré.

 

Indéniablement, Jared Diamond écrit avec brio et possède une très vaste culture historique et scientifique, sans laquelle un tel ouvrage eut été impossible, mais en manière de manipulation des réalités historiques, il est difficile de faire mieux : faits faux complètement ou partiellement, omissions, interprétations, déformations, contradictions…

 

Pour un commentaire Amazon, il faut donc trier un peu, je ne reviendrais pas sur par exemple les erreurs historiques et les interprétations erronées relatives aux Vikings du Groënland ou à l’Ile de Pâques, cela a été fait superbement dans « Questionning Collapse », un livre qu’il y aurait urgence à traduire.

 

J’ai donc essayer de trier quelques questions pour garder juste un minima :

 

1°/Le procès en règle des Européens…

A lire Jared Diamond, on a l’impression que les Européens d’Europe (de souche) ont toujours été là, en tout cas depuis des dizaines de milliers d’années et qu’ils n’ont jamais rien inventé mais se sont bornés à copier des inventions faites par d’autres peuples dans d’autres régions du monde, notamment dans cette fameuse zone du croissant fertile et dans les steppes au nord du Caucase…

La vraie question est : qui habitait ces régions, il y a 7000 ou 8000 ans à l’époque des grandes domestications animales et végétales ? ce débat est loin d’être clos...

Il y avait indéniablement des populations sémites qui se sont dispersées ensuite dans tous le Moyen Orient et sur tous les bords de la Méditerranée.

Mais les données de la linguistique historique (recherches anciennes comme récentes) donnent aux langues indo européennes pour origine le nord Caucase et l’Anatolie d’où elles auraient commencé à se disséminer par des vagues progressives et successives s’échelonnant entre 8000 ans et -500 ans environ, atteignant peu à peu l’Europe, puis l’Inde où elles ont remplacé les populations pré-existantes notamment par les lignées masculines.

Ces populations indo européennes amenaient avec elles l’élevage, notamment du cheval probablement domestiqué dans la steppe, le travail des métaux et l’agriculture. A noter que les dernières recherches sur la domestication du blé ne situent plus celle-ci entre le Tigre et l’Euphrate mais en Anatolie.

Les recherches de paléogénétique recoupent ces données de paléolinguistique puisque l’Anatolie et le Caucase seraient également le lieu d’origine des haplogroupes humains les plus courants en Europe actuellement. Ces populations se seraient en grande partie substituées aux populations Européennes paléolithiques et mésolithiques, une petite partie ayant été assimilée par métissage, notamment via les lignées féminines.

Alors les Européens, descendants de minables copieurs ou descendants de géniaux inventeurs ? beaucoup de données font pencher du côté des géniaux inventeurs…

A consulter le très sérieux site « Eupedia » qui fait des points réguliers, accessibles même au non-scientifiques sur l’état des recherches en matière de génétiques des populations humaines et de paléo-génétique ou encore le très bon livre très récent de Jean Chaline, biologiste et directeur de recherches au CNRS : Généalogie et génétique.

A ce sujet, il est intéressant de constater que l'histoire est de plus en plus une affaire de scientifiques, généticiens, physiciens, chimistes, biologistes... Les historiens sans formation et sans savoir dans ces domaines sont de plus en plus "largués".

En dépit d'universitaires qui fanatiquement (notamment en France) récitent les crédos de la pensée unique d'inspiration marxiste et mériteraient surtout d'être nominés aux prix "Lyssenko", il existe un certain nombre d'historiens objectifs.

En voici quelques uns à découvrir :

-Bernard Sergent "Les Indo-européens, histoire, langues et mythes",

-Jean Manco "Ancestral Journeys: The Peopling of Europe from the First Venturers to the Vikings" ou pour ceux versés dans la linguistique historique,

-David W Anthony "The horse, the wheel and language (how bronze-age riders from the eurasian steppes shaped the modern world)".

Egalement l'incontournable, Iaroslav Lebedynsky "Les Indo-Européens, faits, débats et solutions" et toutes une série de livres de cet auteur passionnant sur les peuples des steppes dont sont originaires les Indo-Européens.

 

2°/Disparition des mammouths, responsabilité totale de l’homo sapiens ou partielle ?

Sur notre responsabilité dans le massacre des mammouths, rhinocéros laineux et autres, d’une manière générale, j’ai tendance à adhérer, au moins partiellement, aux idées de Théodore Monod qui faisait de l’espèce humaine la 6ème catastrophe, c’est à dire qu’il considérait que notre espèce était en train de provoquer la 6ème extinction massive des espèces vivantes depuis le début de l’ère primaire.

Maintenant, Jared Diamond va largement trop vite quand à ses conclusions, certes l’homo sapiens moderne a sans doute donné le coup de grâce aux mammouths et rhinocéros laineux mais les modifications climatiques intervenues au début de l’holocène ont sans doute joué LE rôle majeur.

Il suffit de prendre une carte donnant les couvertures végétales en Eurasie à la fin du mésolithique pour se rendre compte que les fameuses steppes à mammouth (et autres) couvraient entre 1/3 et 1/4 de la superficie du continent, s’étendant de l’Atlantique aux confins de ce qui allait devenir la Chine et la Sibérie. Dès le début de l’holocène, le climat change rapidement et ces steppes sont réduites de façon drastique à 5 ou 10% de ce qu’elles étaient, soit un changement écologique vertigineux. Les nouveaux couverts végétaux se révèlent impropres à l’alimentation assez exclusive des mammouths (et consorts...). Donc la responsabilité humaine est sans doute à nuancer...

 

3°/Deux mots sur les plantes :

Sans entrer dans la question de la domestication de toutes les plantes, dans «Comment faire une amande», on apprend, que confrontés à l’amertume des glands du chêne, nous n’avons pas été capables de domestiquer cette source de nourriture ??? M. Diamond, qui est américain, ignore vraisemblablement l’importance de la «glandée» dans les civilisations agricoles traditionnelles de l’ouest de l’Europe. Certes les Européens ont peu mangé les glands du chêne (sauf dans certaines régions de l’Europe où on les "lavait" de leurs tanins dans des cours d'eau) mais ce fut, pour ces derniers millénaires, une très précieuse source d’alimentation pour nos troupeaux de porcs, (avec les faînes de hêtre). Quasiment pas une charte de commune du Moyen Age sans que cette question ne soit sérieusement réglementée...

Encore aujourd’hui, certaines régions d’Europe font du porc nourri spécifiquement aux glands de chêne, une spécialité...

Dans ce chapitre, rien non plus sur le très précieux châtaignier qui fut si fondamental dans l’alimentation des populations d’une partie du sud de l’Europe. Ca ne devait pas rentrer dans les schémas de Jared Diamond...

Même chapitre, la sélection récente des «grosses fraises» grâce à l’invention de filets pour protéger les récoltes des oiseaux est tout simplement grotesque, voir impensable.

Outre le fait que l’on sait faire des filets sans doute depuis le paléolithique final, le plus basique des livres d’agronomie explique que la petite fraise des bois Européenne a subitement grossit à la Renaissance puis au XIXème siècle en raison de croisements avec des variétés de grosses fraises ramenées d’abord d’Europe de l’Est puis de Virginie et du Chili…

 

RAJOUT du 05 05 2019 : Sur l'histoire des plantes sauvages et cultivées, lire le fabuleux "L'odyssée des plantes sauvages et cultivées" aux éditions Quae-IRD, du scientifique Serge Hamon, qui s'est également révélé un fantastique (et vrai) historien. Cet ouvrage, qui est sorti en janvier 2019,, devrait être dans la bibliothèque de toute personne passionnée par l'histoire des plantes.

 

4°/Des espèces domesticables ou des sociétés ayant mené un travail de longue haleine pour domestiquer des animaux ?

La domestication, dans un méli-mélo des plus confus, on retient que nous européens avons été immensément chanceux car nous étions entourés d’animaux domesticables ???

Jared Diamond semble oublier que la domestication est souvent un processus sélectif très lent. Il y a fort à parier que les chevaux ancestraux étaient aussi rétifs et imprévisibles que les zèbres, et il ne fait pas de doute que c’est une sélection répétées sur des centaines voir des milliers d’années des animaux les plus dociles qui ont donné les chevaux actuels.

Idem pour les antilopes ou les gazelles qu’il serait impossible d’enfermer ! Comme si les ancêtres de nos chèvres, de nos moutons ou des rennes Lapons s’étaient jetés spontanément dans des enclos. Il fallu également sans aucun doute un long processus de sélection avant d’aboutir à des chèvres, des moutons ou des rennes coopératifs…

A noter que les diverses variétés d’antilopes Africaine sautent en moyenne aux alentours de 2m, une seule antilope atteint des sauts de 4m de haut, c’est la célèbre «Springbok» et non pas 9m comme l’affirme Diamond.

Et n’oublions pas que certaines chèvres domestiquées Européennes peuvent tout de même faire des sauts de 1m20 ou 1m30. On met en parfois des grillages de 1m40, bien tendus au niveau du sol car elles ont également du talent pour passer en dessous.

Certes le grillage est une invention récente... mais autrefois dans les campagnes françaises, on fabriquait des enclos de haies en entaillant les jeunes pousses de diverses espèces d’arbres et d’arbustes et en les faisant plier dans un sens ou dans un autre de sorte à créer des treillis croisés de branches. Ce savoir qui semble remonter au moins à la haute Antiquité était un long travail repris tous les ans et il fallait pouvoir se projeter au moins dans les 10 ans à venir, le temps que la haie soit suffisamment épaisse et haute.

D’autre part, laissez repartir en liberté des chevaux et en une deux générations, vous verrez si vous pouvez encore les approcher ou les atteler ou les monter. Quand aux mouflons de Corse et des Alpes, ils descendent de moutons domestiqués retournés à l’état sauvage.

Lire sur toutes ces questions, Jean Denis Vigne, l’historien de l’élevage…

 

Que dire des éléphants ? L’éléphant d’Afrique fut autrefois domestiqué par les Carthaginois qui en faisait un animal de transport et de guerre. Il fut à nouveau domestiqué au Congo Belge dans les années 1930 à 1960, grâce au savoir de coolies que l’on avait fait venir d’Inde. Après l’indépendance, livrés à eux-mêmes ces éléphants retournèrent à l’état sauvage. Une nouvelle expérience de domestication est en cours dans le parc Kruger en Afrique du Sud pour leur faire transporter des touristes.

 

5°/Un exemple de surprenant raccourci historique, l’Afrique du Sud :

Page 600, les blancs d’Afrique du sud se heurtent aux Xhosas au niveau de la Great Fish River en 1702, s’ensuivraient 175 ans de combat acharnés et 9 guerres aux cours desquelles bien que ravitaillés depuis leur base du Cap, les blancs d’Afrique ne progressent que de 1,6 km par an ???!!!

Bon résumons, cela fait 280 km. Je ne suis pas une spécialiste de l’Afrique du Sud mais cela ne cadrait pas avec mes souvenirs de l’histoire de ce pays. Donc je me suis replongée dans les livres.

En réalité, en 1702, il y avait à peine 1700 blancs (Hollandais, Français, Allemands) dans le petit comptoir du Cap, car il s’agissait bien d’un comptoir de la Compagnie Hollandaise des Indes dont la seule et unique fonction était le ravitaillement alimentaire des bateaux de cette compagnie sur la route des Indes. Les limites de ce comptoir vers 1710 se situent à peu près 800 km au sud ouest de la Great Fish River. La compagnie n’avait aucune velléité d’expansion territoriale, ce qui lui aurait coûté financièrement, or son seul souci était de s’enrichir par le commerce des épices avec Java.

La Great Fish River est atteinte vers 1778 (juste une erreur de 76 ans !) aucunement par une armée de «blancs» organisés et ravitaillés par le Cap mais par quelques milliers de colons Boers « rebelles » montés vers le nord et le nord-est justement pour se soustraire au gouvernement du Cap qui les empêchait entre autres de s’établir comme ils le souhaitent sur des nouveaux territoires.

Il y aura 3 guerres ou plutôt guérillas faites d’escarmouches entre des petits groupes, sans résultats notables jusqu’à ce qu’en 1811, les Britanniques, nouveaux maîtres de la colonie du Cap ne s’en mêlent en envoyant effectivement un véritable armée soutenue par une réelle base arrière (juste une erreur de 109 ans !).

Entre temps, les Boers, qui menaient une guerre sur deux fronts, contre les Anglais et contre les tribus Bantous avaient fondé dès 1852 la république libre du Transvaal dans la partie nord est de l’Afrique du Sud. A noter que la frontière nord de cette république se situait à environ 1100 km au nord est de la Great Fish River... On ne sait absolument pas d’où Jared Diamond sort ses 280 km en 175 ans...

Et au demeurant, cette histoire racontée par Jared Diamond comme une guerre entre blancs et noirs fut bien plus compliquée que cela puisque les blancs se battirent passablement entre eux, les noirs également puisqu’ils étaient en plein «mfecane», blancs et noirs s’allièrent souvent contre d’autres blancs et noirs et n’oublions pas les «bastards» qui « roulèrent » pour l’un, pour l’autre et pour eux selon les circonstances.

On est à des années-lumières des assertions de Jared Diamond.

 

6°/La chine oubliée parce qu’inadaptée à la démonstration………

Dernier point qui m’a interpellé profondément, sur 641 pages, Jared Diamond consacre seulement un chapitre à proprement parler à La Chine, le chapitre 16 de la page 485 à 501. Ces maigres pages sont consacrés à la description rapide des langues et peuples de la Chine et se veut un abrégé pour le moins succinct de son histoire. On aimerait comprendre comment un peuple bénéficiant de tant de ressources naturelles et d’une technologie qui fut constamment très en avance de l’Occident, sauf pour les quelques derniers siècles, n’a pas conquis le monde ?

Lire au sujet de l’histoire des sciences et de la technologie Chinoise la somme passionnante de Joseph Needham, on ne peut pas faire mieux ! ou à défaut le livre plus court mais plus accessible de Robert Temple désormais traduit en français "Le génie de la Chine, 3000 ans de découverte et d'inventions".

 

Pas un mot sur l’aventure du grand amiral, Zheng He, qui s’élança sur les mers du Pacifique en 1405 avec une flotte d’une centaine de bateaux dont les plus grands faisait au moins 5 ou 6 fois la taille de la Santa Maria et dont la technologie, (caissons étanches, voiles à armatures de bambous, navires-jardins spécialisés pour la culture de pousse de soja contre le scorbut …) laisse pantois. Son aventure fut interrompue uniquement pour des causes politiques et idéologiques en 1433, juste de quoi nous souvenir que l’histoire des peuples est aussi (et sans doute en tout premier lieu…) fait de choix idéologiques et d’évènements politiques.

Evidemment, on se retrouve avec une histoire absolument incasable dans les schémas démonstratifs du « comment s’est fait l’histoire du monde » vus par Jared Diamond, alors rideau…

Rideau aussi sur l’histoire récente, où comment 50 ans de communisme ruinèrent la Chine sans compter un coût humain faramineux, sans doute 30 millions de morts pour le seul grand bon en avant.

 

Je conclurais ce commentaire déjà bien long par un contrexemple :

L’Islande : une île au climat à peine plus clément que les côtes ouest du Groenland où vivaient les Vikings, une terre secouée tous les 10 ans, voir plus souvent, de tremblements de terres, d’éruptions volcaniques, rapidement déboisée dès les premières années de la conquête, dont les sols sont essentiellement des déserts de sable, de glaces ou de débris volcaniques, bref une terre où l’adaptation de ceux qui s’y sont installés, avec des moyens rudimentaires, a été époustouflante.

Les 300 000 Islandais actuels descendent d’une petite population fondatrice de quelques milliers de personnes arrivés au IX-Xème siècle, installée avec des moyens rudimentaires, qui a survécu au refroidissement climatique du XIVème siècle, traversé le mini âge glacière du XVIIème siècle, survécu à la peste bubonique, à la variole, à la terrible explosion du Laki en 1783, au refroidissement climatique des années 1880, à l’immigration sur le continent américain d’une partie de sa population... à la crise économique de 2008.

C’est un des pays les plus riches et les plus modernes du monde. A méditer...

 
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