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Hbsc Xris Blog - A la poursuite du réel, historique et scientifique, parce que 1984, nous y sommes presque.

Archéologie, Histoire de l'agriculture, de l'élevage, de l'alimentation, des paysages, de la nature. Sols, faunes et flores. Les sciences de la nature contre les pseudos-sciences, contre l'ignorance, contre les croyances, contre les prêcheurs de l’apocalypse.

Un acteur majeur dans la diminution des populations de petits passereaux en France : le chat

Musée archéologique de Naples, détail d'une fresque de Pompéi

Musée archéologique de Naples, détail d'une fresque de Pompéi

En 2013, la revue US Nature https://www.nature.com/articles/ncomms2380/

tirait la sonnette d’alarme en estimant le nombre d’oiseaux tués par les chats aux USA entre 1,3 et 4 milliards par an, et les petits mammifères tués entre 6 et 22 milliards.

Entendons nous bien sur le terme petits mammifères, il s’agit certes majoritairement des petits rongeurs comme les souris ou les rats, mais aussi de musaraignes, jeunes lapereaux ou jeunes lièvres.

A ce massacre, il faut ajouter des reptiles pour un nombre de tués évalué entre 220 et 871 millions et des batraciens pour un nombre de tués estimé entre 86 et 320, toujours pour les USA uniquement.

Cette étude a été « un peu » relayée en France à l’époque et a rapidement soulevé un tollé de la part de tous les amis des chats, écologistes en tête pour 2 raisons :

La 1ère, cette thèse va à l’encontre des « croyances » écologistes selon laquelle les pesticides et l’agriculture intensive seraient à l’origine d’une diminution des populations animales, et en particulier d’une diminution réellement préoccupante des populations de passereaux.

On rappellera, j'y reviendrais, qu'à part dans de rares domaines dont celui des oiseaux et encore uniquement pour les passereaux, il n'y a pas diminutions des populations animales, en France, il faut bien le souligner, mais au contraire une expansion parfois préoccupante.

La 2ème, les écologistes sont très souvent possesseurs d’un voir plusieurs chats. Il s’agit d’ailleurs souvent pour ces urbains/rurbains de leur seul contact quotidien avec la N/nature.

 

Vu le tollé de 2013, tous les hommes et femmes politiques, même ceux conscients des réalités (il y en a peut-être) n’ont plus jamais évoqué le sujet.

Les hommes et femmes politiques ne vont pas prendre le risque de s’aliéner quelque chose comme le tiers voir la moitié de la population française, possesseurs et amis des chats, pour défendre 450 000 agriculteurs, qu’il vaut mieux laisser accuser de tous les maux, d’autant qu’un d’entre eux se suicide tous les 2 jours en France .

L’innocence des chats dans le massacre ornithologique a donc été affirmée solennellement. Et tant pis pour les oiseaux.

Pourtant depuis 2013, d’autres pays (Australie, Nouvelle Zélande, Canada, Japon) se sont lancés dans des études similaires sur la prédation des chats et leurs conclusions sont systématiquement en tout points sensibles à l’étude de 2013. 

En France, des écologues (qui ne veulent pas être confondus avec les écologistes, fanatiques politiques), ornithologues notamment, en arrivent également aux mêmes conclusions que celles publiées dans la revue Nature.

Sans être la seule cause de diminution des populations d’oiseaux, les chats sont au coeur d’une extermination sans précédent.

Quelques articles récents :

https://www.mediaterre.org/biodiversite/actu,20190329183234,16.html

http://www.journaldelenvironnement.net/article/la-faune-sauvage-a-l-epreuve-des-chats-domestiques,89938

 

13 millions de chats du genre Felis Sylvestris Catus, quelque soient les races, sont identifiés comme appartenant à quelqu’un, une personne seule, ou une famille. 

Ils sont dit domestiques.

Les diverses études leur donnent un taux moyen de prédation annuel de 27 proies, toutes espèces confondues. 

Leur activité destructrice se déroule essentiellement la nuit et ils sont les auteurs d’un authentique massacre des oisillons au printemps, qu’il s’agissent de saccages de nids accessibles dans des arbres, haies ou sur des tonnelles végétalisées ou de tueries de jeunes oisillons juste sortis du nid et sachant mal voler.

Des mesures simples d’enfermement des chats pendant toute la période des mois de printemps pourraient suffire à empêcher ce massacre.

Les urbains-rurbains, qui ne connaissent rien à la nature, argumentent toujours que leur chat étant bien nourri, ne chasse pas et donc qu’ils peuvent le laisser sortir sans limite notamment la nuit. 

C’est extrêmement pénible d’essayer d’expliquer à des gens ignorants et butés que le chat ne chasse pas seulement pour se nourrir loin de là. 

Le chat est un joueur infatigable et s’il n’a pas faim, il chasse tout de même pour jouer. Il tue pour jouer. 

S’il y a plusieurs proies, comme par exemple des oisillons, le chat, un peu sur le même mode que d’autres prédateurs comme la belette ou le renard, commence par un carnage frénétique de tout ce qui bouge. Ensuite le chat a ceci de particulier que le carnage étant terminé, il « savoure » sa dernière victime et souvent joue longuement avec, la relâchant, pour le plaisir de la rattraper et de la mordiller, la relâchant encore, puis la rattrapant jusqu’à la mort par multiples blessures et épuisement du « jouet » vivant.

 

Les chats dits libres ou errants ne sont pas tout à fait des chats sauvages puisqu’ils sont nourris occasionnellement par de bonnes âmes qui veulent sans aucun doute faire du bien, sans percevoir l ‘étendue du désastre qu’elles génèrent.

Ces chats seraient plus ou moins 10 millions en France, et on leur attribue une moyenne de 250 proies annuelles

 

Ensuite, il y a le chat dit sauvage

Là c’est un peu plus compliqué, car il existe d’anciens chats domestiques ou d’anciens chats libres ou errants, véritablement retournés à l’état sauvage et qui ne sont plus nourris par l’humain. 

 

Mais, il existe également un vrai chat dit « sauvage » le vrai chat des forêts Felis Sylvestris Sylvestris bien plus grand et plus lourd que son cousin domestique (près de 7 kg contre 3 kg pour un chat domestique).

Il semble avoir été épisodiquement signalé dans de nombreuses régions jusqu’au milieu du 20ème siècle et semble actuellement vraiment très rare.

Mais il se pourrait que derrière cette quasi disparition se dissimule de nombreux croisements avec des chats de type Felis Sylvestris Catus quelque soit leur statut, en raison de la rapidité avec laquelle ces derniers ont investi tous les milieux depuis 50 ans.

Les proies annuelles d’un chat sauvage sont estimées à 1000 par an. 

Il est à noter que le Felis Sylvestris Sylvestris est connu pour être capable de tuer un chevreuil nouveau né pour s’en nourrir.

Cette catégorie de chat est extrêmement difficile à évaluer numériquement en raison de sa discrétion même si de bons chasseurs parviennent à en observer parfois, lors de poste à l’affût.

 

Des pays, comme l'Australie, dans lequel les écologues ont enfin compris l'ampleur du massacre animal en cours, se sont lancés dans une grande entreprise d'extermination de tous les chats errants, dont plusieurs millions devraient avoir été supprimés d'ici 2020.

Aucun massacre animal ne peut être envisagé de gaité de coeur, mais les possesseurs et défenseurs des chats, qui les ont fait proliféré, sont les premiers responsables.

 

Bien sûr, ce qui se fait en Australie ne se passe pas sans remous.

 Tous les écolos d'opérette de la planète, qui fleurent bon le bitume et le béton, les marches du festival de Cannes, les robes à 10 000 euros, les méga voitures de sport, les jets privés et les "faites ce que je dis, pas ce que je fais", se sont lancés dans pétitions et dénonciations médiatiques.

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